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COVARTIM : À vos côtés pour développer vos technologies médicales

À propos de COVARTIM, on peut incontestablement parler d’une success story bruxelloise. En tout juste dix ans d’existence, le bureau d’études spécialisé dans l’accompagnement au développement et à la certification de technologies médicales, créé dans la capitale en 2016 par Kyun Thibaut, a connu un développement remarquable et consolidé un partenariat réussi avec le cluster lifetech.

En quelques mots, COVARTIM c’est aujourd’hui une équipe d’une vingtaine de personnes réparties entre les implantations de Bruxelles, de Liège et, depuis 2024, de La Rochelle (France), des clients partout en Europe et jusqu’au Japon, au Brésil et aux États-Unis, ainsi que la paternité du MedTech Meetup, un événement qui en quelques années a réussi à rassembler tous les acteurs du secteur Medtech en Belgique et prend son envol cette année en France. De quoi concrétiser largement le rêve d’entrepreneuriat du petit garçon qui se voyait chef d’entreprise avant 40 ans. « C’est une vocation », glisse Kyun Thibaut. « Mon intention était de créer une activité au départ de rien, de développer la dynamique d’une entreprise. Sans savoir dans quel domaine ni pour quel produit parce qu’initialement, je pensais plutôt produit. »

A la découverte de la MedTech

Ce sont les méandres de son parcours académique qui orienteront Kyun Thibaut vers le secteur médical. À une époque où la formation d’ingénieur biomédical n’existe pas encore mais où l’ULB collabore déjà avec l’hôpital Erasme pour quelques projets de recherche, le futur ingénieur en électromécanique se voit proposer comme travail de fin d’études la conception d’un guide de forage pour un implant orthopédique. Une mission bien plus complexe qu’il n’y paraît. « Une jambe n’est pas l’autre, un os n’est pas l’autre », détaille-t-il. « Le matériel destiné à la salle d’opération doit être stérile, biocompatible, autant de notions que je ne maîtrisais absolument pas faute de cours appropriés. J’ai réalisé que je savais comment fonctionne un moteur, comment construire un pont, mais rien de la physiologie humaine et de la mécanique liée à la biologie. J’ai tout découvert sur le tas et c’est là que j’ai eu le déclic.»

Priorité au conseil

Pendant quelques années, Kyun Thibaut enchaîne les postes dans plusieurs entreprises actives dans la MedTech, des startups mais aussi des sociétés de conseil et des majors, et collabore à différents projets passionnants. Jusqu’à ce qu’une évidence s’impose : le know-how acquis dans chacune des entreprises dans lesquelles il est passé, il pourrait le proposer à l’ensemble du secteur MedTech : « C’est toujours le même schéma, les mêmes phases, les mêmes normes », précise-t-il. « Dès le départ, j’ai voulu créer un vrai bureau d’études, une structure proposant son expertise en termes de service, développer l’aspect conseil. C’est d’ailleurs de là que vient le ‘CO’ de COVARTIM. Nous accompagnons au développement, nous faisons de la R&D, nous concevons des produits, nous générons les données de sécurité et de performance indispensables à la certification et nous assurons le suivi pour le compte de nos clients qui n’ont pas les capacités en interne ou les connaissances nécessaires. En matière de respect réglementaire, nous mettons en place toutes les procédures au sein de l’entreprise pour assurer la bonne gestion de ses activités au quotidien afin qu’elle réponde à certaines normes, grâce à son système de gestion de la qualité que nous mettons en place. C’est ainsi que j’ai pu rencontrer mon envie de créer une entreprise. »

Dix ans de partenariat avec le cluster lifetech

Pratiquement en même temps que COVARTIM voit le jour, naît une collaboration qui ne s’est jamais démentie depuis. « Le cluster Lifetech a été notre premier client lors du lancement de la première édition du Medtech Accelerator en 2016 », indique Kyun Thibaut. « J’avais senti l’opportunité d’établir une bonne connexion entre nous. Notre expertise dans la structuration d’un accélérateur, pour l’élaboration des contenus et l’animation de certains modules thématiques, faisait de nous un partenaire complémentaire. »

COVARTIM peut en outre se targuer d’une grande expertise en matière réglementaire très précieuse pour le cluster lifetech. De quoi sceller une coopération qui fête ses dix ans cette année. « Dix ans durant lesquels le cluster lifetech a soutenu nos initiatives et où nous avons soutenu les siennes », décrit Kyun Thibaut. « Nous participons aux événements organisés par le cluster, et pas uniquement dans le cadre de l’accélérateur car il y a beaucoup d’autres initiatives intéressantes. Nous lui communiquons aussi nos impressions car nous sentons comment va évoluer le marché dans toutes ses contraintes et ses opportunités. Nous comprenons les difficultés rencontrées par les startups. À un moment, nous avons même créé dans nos anciens locaux un espace de prototypage, une espèce de fablab purement médical destiné aux entrepreneurs MedTech en manque d’infrastructure. Nous avons vocation à faire vivre l’écosystème. D’après moi,il faut donner de notre temps, participer à des conférences, dispenser des cours pour que cette industrie soit florissante, et ainsi générer un cercle vertueux. De son côté, le cluster lifetech veille à faciliter les choses, à lancer de nouveaux projets, à œuvrer pour le rapprochement des points de vue entre les responsables du monde hospitalier et l’industrie. Nous sponsorisons les événements organisés dans ce cadre et nous y participons comme au récent Health On Stage qui a été un beau succès. »

A taille humaine

Au cours de ces dix dernières années, COVARTIM n’a cessé d’évoluer. Au sein de l’écosystème bruxellois bien sûr parce qu’« en Belgique, où différentes structures d’aide aux entreprises coexistent, Bruxelles est la plus orientée healthtech (santé digitale). » À l’étranger aussi, avec une implantation dans le Sud-Ouest de la France riche en centres de recherche, entrepreneurs, incubateurs et autres pôles de compétitivité parce que faute de désirer étendre les activités de COVARTIM à des secteurs connexes tels que la pharma, la biotech, les cosmétiques ou les compléments alimentaires, il faut élargir l’assiette de clientèle à l’étranger. Pour autant, Kyun Thibaut n’ambitionne pas d’essaimer des déclinaisons de COVARTIM aux quatre coins du monde « car », dit-il,  « Nous préférons être peu nombreux et grandir en expertise, en visant la qualité plutôt que la quantité. Nous adorons Bruxelles et avons réussi notre pari à La Rochelle, et avec ces deux entités à gérer, c’est déjà beaucoup. »